Ghana ! Rêver l’indépendance 1957-1976.Rencontres d’Arles 2026 – Palais de l’Archevéché

Felicia Abban (1935-2024), James Barnor (1929), Willis E. Bell (1924-1999) et Efua T. Sutherland (1924-1996), Denyse Gawu-Mensah (1995), Carlos Idun Tawiah (1997), Rita Mawuena Benissan (1995), Manuela Nebuloni et Postbox Ghana (1986), Maame Abena Osaah Asamoah (1997), Marc Riboud (1923-2016), Paul Strand (1890-1976)

6 mars 1957 : après plus d’un siècle passé sous domination britannique, le Ghana, ancienne Côte-de-l’Or, célèbre son indépendance, porté par la détermination de son leader Kwame Nkrumah et de son entourage politique. Artisan du projet panafricaniste, le pays ouvre ainsi au reste de l’Afrique subsaharienne la voie vers l’émancipation politique. À l’aube d’une liberté nouvelle s’annoncent des temps complexes, où le Ghana doit à la fois construire les structures de son État, renforcer son autorité politique dans le contexte de la guerre froide et se forger une identité collective.

Parmi les multiples défis d’ordres économique, social et politique, la refonte d’une identité propre tant culturelle qu’intellectuelle est au cœur du projet d’émancipation du Ghana. Musique, théâtre, danse, littérature et arts visuels participent de cet élan en prolongeant de manière sensible cette récente expérience de liberté.

La photographie occupe alors une place cruciale dans l’élaboration de l’image de la jeune nation, au sein de son territoire comme à l’étranger. Billets de banque, brochures, magazines illustrés, cartes postales, timbres et même textiles sont les véhicules de cette nouvelle image nationale. Fier de ses premiers accomplissements et objet d’admiration hors de ses frontières, le Ghana suscite une effervescence éditoriale, au seuil de son indépendance dans les années 1960-1970. Le pays voit ainsi son image analysée, documentée et célébrée sous de multiples facettes dans de nombreux livres de photographies. À l’instar des désormais emblématiques Ghana: An African Portrait (1976) de Paul Strand ou encore The Roadmakers (1961) du photographe américain Willis E. Bell et de la dramaturge ghanéenne Efua Sutherland, ces ouvrages offrent de nouveaux espaces de représentation du pays et de son peuple, aux antipodes de l’iconographie coloniale.

Ghana ! Rêver l’indépendance explore cet imaginaire visuel qui s’épanouit en particulier dans le livre, et dans l’imprimé en général, dans les premières décennies de l’indépendance. En dialogue, les artistes contemporains présentés dans l’exposition interrogent et éclairent cet héritage visuel qui se vit – entre doutes, espoir et nostalgie – plus que jamais au présent.

Damarice Amao

Commissaire : Damarice Amao

Exposition produite par les Rencontres d’Arles.

Avec la collaboration de l’Ambassade de France au Ghana, dans le cadre du programme Création Africa et de la Fondation James Barnor.

La Bourse de recherche curatoriale des Rencontres d’Arles reçoit le généreux soutien de Jean-François Dubos.

Publication : Ghana ! Rêver l’indépendance, 1957-1976, Atelier EXB, 2026.

Rencontres de la photographie – Arles – 2026 This Way to Heaven [Par ici le paradis] William Klein

Chapelle du Museon Arlaten – Musée de Provence

Célébré pour ses grandes fresques photographiques dédiées à New York, Rome, Moscou, Tokyo ou Paris, William Klein est aussi l’auteur d’une œuvre ouvertement critique et politique qui reste méconnue. À l’occasion du centenaire de sa naissance, This Way to Heaven expose l’engagement de l’artiste, au long d’un parcours rétrospectif associant photographies, peintures, films et dessins et révélant de nombreux documents inédits. Dans une œuvre aussi caustique que visionnaire, William Klein dépeint le spectacle visuel dispensé par les mass media et les systèmes de pouvoir qu’ils nourrissent. Méthodiquement, l’artiste met en pièces la mécanique bien huilée de l’image telle que formatée par une certaine presse puis la télévision naissante, et la remonte, volontairement grinçante.(Commissaire Raphaëlle Stopin)

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Photographies exposées à Rouen

Dans le cadre des activités du Collectif Asphalte – Photographie urbaine, je participe à l’exposition Femmes dans la ville.

Du 1er au 15 août puis du 1er septembre au 31 octobre 2025.

La ReQuinque
50 rue d’Amiens
76000 Rouen

Ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h

Femmes dans la ville
Le Collectif Asphalte réunit à parité des femmes et des hommes, photographes expérimenté(e)s, spécialistes de photos urbaines, de street photography, de photoreportages, qui souhaitent partager leurs pratiques, confronter leurs approches et diffuser leurs productions artistiques sur le monde d’aujourd’hui vers un large public. Les femmes ici représentées, saisies par l’objectif, sont diverses. Visages, silhouettes ou corps féminins donnent à voir des modes de présence dans l’espace urbain. Les images témoignent de regards subjectifs où cadrages, détails saisis et perspectives d’approche manifestent les esthétiques de chaque photographe. Le projet thématique commun permet de faire dialoguer ces visions particulières où les différents points de vue ont en commun leur ancrage dans une perspective humaniste renouvelée. collectifasphalte.com
Gilles Lange, Anna Camps, Jean-Luc Perez, Florence Vahl, Hervé Bégou, Dominique Massonnaud